La contention orthodontique

contention orthodontiqueSuite à un traitement orthodontique un appareil de contention individualisé est apposé pour maintenir le travail réalisé. Il peut être fixe ou amovible.

La durée du port est au minimum d’un an. Il est parfois nécessaire de le garder 5 ans, 10 ans ou toute la vie.

Aucun résultat de traitement ne peut être assuré de façon permanente :

  • les phénomènes de vieillissement,
  • l’usure occlusale,
  • l’affaiblissement du parodonte,
  • l’apparition de nouvelles dysfonctions
  • la perte d’unités dentaires sont autant de facteurs qui peuvent perturber la qualité du résultat de fin de traitement orthodontique.

Les récidives :

  • L’encombrement dentaire : c’est la récidive, la plus fréquente.
  • La réapparition du surplomb incisif : toutes les dents maxillaires se remettent un peu en avant.
  • La réapparition des dents supérieures et inférieures trop en avant. Les lèvres ne se touchent pas.
  • L’apparition d’une béance verticale incisive : le bord des incisives ne se touchent pas et elles ne peuvent plus couper les aliments.
  • Aggravation de l’excès : excès de recouvrement des incisives.
  • Apparition d’une occlusion inversée antérieure ou latérale.

Pourquoi ces nouvelles anomalies apparaissent :

Pour essayer de comprendre pourquoi apparaissent ces nouvelles anomalies, il faut les diviser en deux groupes : celles qui sont en relation avec la malocclusion initiale avant le traitement (récidive), et celles qui n’ont pas de rapport avec cette anomalie initiale.

1/ L’apparition de dysmorphoses

  • Le diagnostic étiologique : la véritable cause de la pathologie n’a pas été traitée ou n’a pas pu être traitée. Les récidives relevant de cette situation sont variées.
  • Le choix du traitement : extraire ou ne pas extraire ? Cette décision peut avoir une incidence sur la récidive. En cas d’encombrement dentaire initial important, il est parfois nécessaire d’extraire des prémolaires afin de disposer de leur espace, ainsi libéré, pour aligner les autres dents.
  • Une dysfonction persistante, à l’origine de la récidive : Une dysfonction non corrigée, ou insuffisamment corrigée, comme la ventilation buccale (le sujet respire par la bouche), une phonation dysfonctionnelle, une déglutition anormale avec interposition de la langue entre les arcades dentaires, une mastication non équilibrée, sont souvent à l’origine de la réapparition de l’anomalie initiale.
  • La denture est normalement dans une position d’équilibre neuro-musculaire : cela veut dire que les dents subissent, d’une part la pression linguale, et, d’autre part, la pression labiale ou jugale. Aussitôt que l’un de ces systèmes musculaires l’emporte sur l’autre, les dents migrent. Cette migration faible, au début, peut devenir très importante avec le temps. Ce mouvement sera d’autant plus accentué que le parodonte est faible et s’affaiblit encore plus avec l’âge.
    • Une importante anomalie initiale
      • Une anomalie squelettique ou dentaire très importante a plus de chances de récidiver après traitement qu’une anomalie de moyenne importance.
      • Les dents qui sont très fortement dystopiques ont tendance, plus que les autres, à revenir dans leur position initiale. Il s’agit de dents présentant une rotation axiale importante ou en chevauchement important avec d’autres dents.

2/Apparition de nouvelles pathologies

  • Une nouvelle dysfonction peut surgir et créer une anomalie occlusale. Une fois le traitement terminé, l’apparition de nouvelles dysfonctions, avec notamment une interposition linguale, sont vraiment les facteurs les plus récidivants et les plus difficiles à éliminer. Une interposition linguale entre les arcades en fonction ou au repos crée une béance verticale incisive.
  • Nouvelles mauvaises habitudes, tics, onychophagie succion d’un doigt du pouce : un sujet qui interpose sa langue, ou son pouce, entre les arcades dentaires va entraîner l’apparition d’une béance incisive.
  • Une reprise ou une poursuite de la croissance de la mandibule peut faire réapparaître une prognathie mandibulaire alors qu’elle a été dans un premier temps corrigée par l’orthodontie. Une indication chirurgicale s’impose dans un second temps.
  • Au moment de l’éruption des dents de sagesse, une pression exercée de l’arrière vers l’avant de la bouche peut éventuellement être à l’origine de l’apparition d’un nouvel encombrement.
  • Parodonte affaibli : un sujet atteint d’une maladie parodontale va voir apparaître des migrations dentaires importantes, le support osseux étant affaibli ou diminué.
  • Un sujet qui fait du bruxisme nocturne peut effondrer son occlusion.
  • La perte de dents non compensées par la mise en place d’une prothèse entraîne des anomalies intra et inter-arcades importantes. Les dents voisines s’inclinent. Les antagonistes se déplacent en direction verticale.

La suite avec des éléments sur l’appareil de contention, dans l’article complet à ce lien www.sfodf.org